Passion henné

15 ans ! 15 ans que je torture mes cheveux avec des colorations industrielles ! J’ai tout fait : blond, châtain, brun, noir corbeau, roux ; des mèches, des balayages, des tie & dye, des colo, des décolo…

Bilan, la chevelure superbe que je chérissais tant étant plus jeune s’était affaiblie, appauvrie. Cassantes, très fragiles, fourchues, tombant encore et encore, mes longueurs étaient devenues une matière quasi morte, incoiffable, une vraie botte de foin, qu’il fallait graisser et gainer de produits artificiels pour avoir un semblant de matière à travailler. Plus le temps passait, plus j’étais nostalgique de cette époque bénie où mon seul rituel beauté, hérité de mon enfance en Algérie, consistait à m’enduire les cheveux de cette pâte sacrée aux vertus miraculeuses et aux reflets chatoyants : le henné.

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Comme nombre de personnes et malgré mes origines, je m’étais laissée tromper par tous les discours accusant faussement le henné de bien des maux : « Après on est orange ! Ça pue ! C’est incompatible avec une colo artificielle ! Ça assèche les cheveux ! », etc… Que de clichés et de préjugés concernant cette plante fantastique ! Je suis donc allée à la pêche aux infos sur Internet pour démêler le vrai du faux.  Et là, quelle excellente surprise ! OUI le henné est parfaitement compatible avec une coloration artificielle pour peu que ce soit un bon henné et pas les paquets  de supermarché qui contiennent le fameux sodium picramate, NON il ne rend pas que des teintes cuivrées, au contraire, une multitude de couleurs et de tons sont possibles en choisissant soigneusement son henné et les plantes tinctoriales qui vont l’accompagner, du blond doré au noir bleuté en passant par le châtain, l’auburn, le brun grenat, le marron chocolat, il y en a pour tout les goûts ! Il suffit de choisir les bonnes associations adaptées à sa base et au résultat souhaité.

J’ai été abasourdie de voir toutes les possibilités offertes ! J’ai donc sauté le pas avec enthousiasme en utilisant des hennés de qualité, des plantes tinctoriales pour apporter reflets et profondeurs à la couleur, ainsi que des poudres ayurvédiques indiennes (brahmi, shikakai, amla, kachoor sughandi…) pour le soin. J’ai retrouvé le plaisir de prendre mon temps : chauffer l’eau, faire infuser les plantes, préparer ma pâte, la laisser reposer, l’appliquer avec patience et précaution, redécouvrir cette odeur incomparable, ce parfum de mon enfance au soleil, la fragrance réconfortante de moments entre femmes passés à se transmettre des rituels de beauté ancestraux.

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Le résultat fut sans appel ! Mes cheveux étaient transformés. Jamais aucune coloration artificielle n’avaient eu de résultat aussi riche de reflets, de couleurs, de profondeur. Les photos elles-mêmes ne rendent pas fidèlement compte de toutes ces nuances, il faut le constater « en vrai » !

Au fur et à mesure des applications, mes cheveux sont de plus en plus beaux, épais, sains, brillants. Ils poussent plus vite et se coiffent bien mieux ! J’ai obtenu en 4 mois les résultats que je cherchais depuis des années avec des produits industriels bourrés de composants issus de la pétrochimie et qui n’ont fait qu’entretenir le mal en le camouflant de poudre de perlimpinpin ! Je ne suis pas prête de faire machine arrière ! D’un point de vue éthique, écologique, économique ET esthétique, je ne pouvais rêver mieux !

A toutes celles qui ont envie de sortir des diktats beauté des publicitaires peu scrupuleux, je ne peux que vivement conseiller de vous pencher sur cette agréable alternative ! Allez vite faire un tour sur les liens ci-dessous, vous y trouverez une petite sélection des sites et blogs les plus fiables en la matière.

Bon voyage dans l’univers du henné !

( Article écris pour le site So Busy Girl  )

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

Je suis Tzigane et je le reste

 » Je suis Tzigane et je le reste,- Des camps de réfugiés Roms aux bancs de la Sorbonne « 

C’est le titre du livre que j’ai commencé à lire..

J’avais envie ces derniers temps de m’éloigner un peu des textes proposés par les comités de lecture des Maisons d’Editions pour lire pour MOI, quelque chose qui me parle, qui résonne en moi. J’ai décidé de lire la vie de cette jeune Rom et de son parcours incroyable!

Je reviendrais une fois terminé vous donner mon opinion sur l’ensemble mais franchement, il m’a captivé dès le début. Anina, son auteure, raconte son histoire de petite Rrom avec simplicité, franchise, émotion, et surtout dignité. J’ai tout de suite été happé par son récit et l’univers qu’elle décris, son univers; le racisme, l’espoir, la fierté autant que la honte,la colère et l’amour des siens.

A mon sens un très beau témoignage de vie et j’ai hâte de lire la suite des aventures pleines de défis et de courage d’Anina et sa famille! anina

COMME UNE ENVIE DE PISSER

Et l’envie furieuse d’écrire qui me prends comme une envie de pisser.

Exercice assez complexe quand on a pas écris depuis longtemps. J’ai même l’impression d ne plus savoir tenir un stylo. J’ai perdu en dextérité. J’ai limite honte…

Quand j’étais gamine il me suffisait d’attraper un cahier et un bic et les pages se griffonnaient d’elles-mêmes pendant des heures. Dans un état second, absorbée par l’univers que mon imaginaire édifiait avec aisance; plus rien ne comptait. Le temps et l’espace n’existait plus. Je devenais mes personnages et il me semblait tout partager avec eux; leurs peurs, leurs joies, leurs réussite, devenaient miennes. Les drames qui les touchaient me saisissaient également, et j’attendais , fébrile, de voir par la suite si le dénouement serait heureux pour mes héros.

Comme si leur destin m’échappait, leur choix déterminaient leurs parcours et eux seuls en assumaient les conséquences. Moi, j’accouchais d’eux. Je les guidais. Et je les observais évoluer indépendamment

Une quelconque obligation me tirait de ma création.  Je refermais mon cahier , agacée et impatiente de retrouver mes protégés au prochain épisode.

J’écrivais sur tout et n’importe quoi . Peu importe le sujet, tant qu’il m’inspirait. Mais mes domaines de prédilection sortaient tout droit de mon imagination. J’avais ce besoin viscéral de créer .

C’était une question d’équilibre pour moi. J’avais toujours e quoi créer sur moi : un carnet , des stylos, parfois quelques feutres, il ne m’en fallait pas davantage. Tout mon univers tenait là, dans un petit sac. Toujours pensive, les adultes voyaient en moi une enfant fantasque et étourdie. Certes.

 Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’était que bien à l’inverse d’être absente et inerte, ignorant leur monde; j’étais au contraire en pleine possession de mes moyens, au maximum de mes capacités. J’observais avec intensité, écoutais avec une concentration accrue, analysait avec perspicacité. Je ne perdais pas une miette de tout ce qui se dégageait autour de moi et en comprenait beaucoup plus que ce que la plupart des gens en percevait.

Je lisais au-delà des apparences , des mots, des gestes. Je lisais les regards et les silences. Je lisais les postures et les pas. Je lisais les soupirs et les rires. En alerte maximum, la moindre phrase attrapée au vol était une source potentielle d’inspiration. Tout était prétexte à la création. J’avais soif de vie et de compréhension.

Apprendre le Monde et comprendre mes semblables. Ces visages que je croisais  nourrissaient mon intérieur , instruisaient mon mental, forgeaient mon caractère, développaient ma personnalité, et en parallèle mon crayon s’aiguisait, pour la lettre comme pour le trait.

(Retrouvez cet article sur So Busy Girl http://sobusygirls.fr/2014/12/19/quand-linspiration-vous-prend-comme-une-envie-de-pisser/comment-page-1/#comment-4333 )

J’ai testé pour vous : être promeneur bénévole pour un refuge canin

Je découvre un appel à l’aide du refuge près de chez moi. Ils recherchent des bénévoles pour promener deux chiennes actuellement en box de pension.

Je suis à mon compte, le refuge n’est pas loin, je suis véhiculée ; je devrais bien trouver un petit créneau de temps en temps pour promener de pauvres toutous abandonnés !

Je prends contact avec la directrice de l’association. Les louloutes s’appellent Dolly et Praline. Dolly vivait en famille d’accueil, avec d’autres chiens, une présence, de l’espace. Aujourd’hui en box, elle déprime. Praline a démarré sa vie attachée au fond d’un terrain, oubliée et mal aimée. Les caresses, les gamelles pleines, la chaleur d’un foyer, elle ne connaît pas. Cette vie résume à elle seule la noirceur de celui qui l’avait réduite à l’état d’objet encombrant…

Je décide d’y faire un saut dès le lendemain. Je m’y rends avec ma fille d’un an. Pas le choix. Sur place, je fais la connaissance des deux demoiselles.

Praline Jai testé pour vous : être promeneur bénévole pour un refuge canin

C’est Praline que la gérante de la pension me confie en premier. Le chemin est boueux et difficile, impossible de prendre la poussette, j’opte pour l’écharpe de portage. Je sens que je vais rentrer rincée de cette promenade ! Peu importe. Praline s’élance. L’exercice n’est pas facile. Elle ne connaît pas les ordres de bases, et peu la laisse. Droite, gauche, devant, derrière, elle va là où son flair la mène. Indifférente à ma voix, indifférente à mes caresses.

Du moins au début… Peu à peu, tandis que sa marche reste chaotique; elle commence à me prêter attention. Elle se retourne. Me jette des regards. S’arrête. Me fixe. Repars. Se retourne de nouveau. Je comprends qu’elle vérifie que je suis bien là. Je quitte le chemin de terre pour me poser un peu dans une clairière. Praline a eu une réaction inattendue. Elle s’arrête au bout de sa longe. Me regarde avec intensité. Puis reviens vers moi en couinant, blottit sa tête contre moi et savoure enfin mes papouilles !

Peu habituée au contact, Praline la fière semble tout d’abord indifférente à l’humain. Mais son regard ne trompe pas. Elle attend, elle observe, elle apprend. Elle a tout à découvrir d’une vie de famille, et son regard ne réclame que ça.

Dolly Jai testé pour vous : être promeneur bénévole pour un refuge canin

Dolly est beaucoup plus démonstrative. Elle accueille ses visiteurs avec bruits et agitation. Elle sait ce qu’elle veut et toute caresse et bonne à prendre. La balade est une grande joie pour elle ! Elle connaît quelques ordres de base et la laisse, la promenade s’annonce déjà plus aisée. Bien que fofolle les premiers instants, elle se calme rapidement et ne tire plus. Elle est intriguée par ma fille dont le moindre babillement attise sa curiosité. L’intérêt qu’elle lui manifeste est très maternel ; elle couine et cherche à la lécher quand elle geint. Dolly réclame des caresses tout le long de la balade.

Je fais de nouveau une pause dans la clairière et m’assois sur une souche d’arbre. Elle flaire le périmètre quelques instants puis viens brusquement se coller contre mes jambes. Elle a soif de câlins ! La tête, le dos, les pattes, le ventre ! Tout est bon à gratouiller pour cette chienne aussi affectueuse qu’un chaton. Ses attentes sont claires : elle veut juste exister pour quelqu’un.

L’heure du retour sonne déjà ; je n’aime pas ça. Dolly et Praline sont raccompagnées dans leur box avec une petite friandise. Praline n’en veut pas. Elle a compris ; elle boude.

Je contourne la petite bâtisse. Leurs cages donnent sur la route au bord de laquelle est garée ma voiture. Elles me regardent partir. Praline couine. Dolly aboie. Toutes deux le museau collé aux barreaux.

Que leur apporteront ces promenades occasionnelles, au grand air, pleines de tendres silences et de caresses à foison ? Beaucoup je l’espère.

Et tellement peu en même temps…

Dolly et Praline ainsi que beaucoup d’autres attendent toujours une famille d’accueil ou de vrais adoptants ! Contact : Mme Dominique Marchioni, Association l’Homme et son chien, 02 37 82 97 70 / 06 77 31 50 90

(Vous pouvez retrouver cet article sur le site So Busy Girl ! )

MOI – 0 / BORDEL – 1

Je viens de terminer le livre de Marlène Schiappa « Les 200 astuces de Maman travaille ». A la fin, suite à toute cette série de conseils en tout genre, l’auteure nous pose la question suivante, apparemment anodine, mais qui au final peut se révéler être une véritable colle :
« Et vous, quelle est votre astuce de conciliation vie pro/vie perso ? »

Les trois petits points précédents sont tout à fais volontaires. Ils constituent même la majeure partie de ma réponse !

Il y a deux mots pièges pour moi dans cette interrogation, le mot astuce et le mot conciliation ! Pourtant, c’est pas faute d’avoir lu le livre, que j’ai trouvé très bien, en long et en large. Tout ça pour en arriver au constat suivant : même avec tout ça, je trouve encore le moyen de me sentir débordée ! A croire que je le fais exprès !

Il y a pourtant bien pire comme situation ! Qu’est-ce qui fait que je me noie régulièrement dans un verre d’eau ? Serait-il possible que je choisisse toujours des verres trop grands ? C’est en réfléchissant à ses questions que m’est apparue une notion élémentaire, évidente : ce qui est au départ un verre d’eau, moi j’en fais une piscine !

Par cette manie que j’ai de toujours remettre au lendemain, à procrastiner systématiquement, le jour J, je me retrouve à devoir faire le grand plongeon dans 10 mètres de profondeur qui n’ont rien d’une eau cristalline… Ça figure plutôt d’un saut direct dans une benne à ordure ! Paperasse en retard, panière qui déborde, évier au bord de l’implosion, frigo vide, 10 000 rendez-vous à prendre, épilation à revoir au plus vite ; tout, au final, aura pris des proportions gigantesques, et forcément, difficilement surmontables (oui, l’épilation aussi !).

Et ne te marres pas toi derrière ton écran ; je sais que beaucoup d’entre vous se reconnaîtront dans ce qui vas suivre : à chaque fois, je me promets de ne plus jamais me faire avoir ! Vous savez, comme en amour !

A chaque fois ruinée par d’intenses efforts prolongés, je me jure en pestant tous les diables que plus jamais je ne me laisserais mener par le bout du nez par mes vices de phobique du « tout-faire-tout-de-suite ». Briquant, frottant, nettoyant, jurant, je me fais la promesse de me transformer en reine de l’organisation, en déesse du planning, en diva de la to do list !

Je termine enfin ma multitude de tâche non sans mal et avec fierté même, m’auto-convaincant que ça ne se reproduira plus jamais ! Ah ça NON ! PLUS JAMAIS JE NE TOMBERAI DANS LE PANNEAU ET NE ME DIRAI « BOF ? ÇA PEUT ATTENDRE, C’EST PAS SI GRAVE » !

La suite, en planification comme en amour, vous la connaissez… !

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10 BONNES RAISONS DE NE PAS PORTER DE BLANC…

1. J’ai des enfants. Ce qui exclut d’emblée toute tentative de portage de clair / fragile / précieux…

2. J’ai un chien. (cf ci-dessus )

3. J’ai des chats. Risque très élevé de vautrage de félins dans la panière de linge propre ; voire directement dans l’armoire, avec sa farandole de poils multicolores

4. Mes mugs conspirent contre moi et m’attaquent systématiquement dès qu’ils sont remplis de café, thé, chocolat…

5. En plus, j’ai des doigts en mousse !

6. Tiens dailleurs, j’aime le chocolat…

7. J’ai mes règles. Et toutes celles qui ont eû le malheur de tester blanc + ragnagnagna le savent : Tampix c’est des mythos !

8. Mes sous-vêtements sont noirs.

9. J’ai une gastro.

10. Quand les 9 points cités plus haut sont réunis en même temps, ça donne une très bonne raison de rester au lit !

10 BIS. Je réserve le blanc pour le jour de mon mariage. Même si la chaste symbolique du blanc fera marrer tout le monde…

10 bonnes raisons( Retrouvez cet article sur le webzine féminin SO BUSY GIRL ! )